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Cloud computing, informatique dans le nuage, informatique dématérialisée ou infonuagique

Lorsqu’il s’agit de traduire un terme anglais dans la langue de Molière et surtout dans les domaines de l’informatique et de l’Internet, il existe une période de flottement. Exemple, le mot courriel a pris plusieurs années avant que le Québec et la France se mettent en accord. Finalement, c’est le terme de l’Office québécois de la langue française (OQLF) qui a prévalu.

Vous connaissez l’infonuagique? C’est le terme choisi par l’OQLF pour traduire cloud computing. Pour votre information voici les explications que l’OQLF donne pour appuyer sa décision.

Infonuagique

Définition
Modèle informatique qui, par l’entremise de serveurs distants interconnectés par Internet, permet un accès réseau, à la demande, à un bassin partagé de ressources informatiques configurables, externalisées et non localisables, qui sont proposées sous forme de services, évolutifs, adaptables dynamiquement et facturés à l’utilisation.

Note
Dans le monde informatique, le nuage (cloud en anglais) est l’image généralement utilisée pour symboliser graphiquement Internet.
L’infonuagique, c’est en fait l’informatique vue comme un service et externalisée par l’intermédiaire d’Internet. Elle fait référence à l’utilisation de la mémoire et des capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs répartis dans le monde entier et reliés par Internet. Les ressources informatiques mises en commun et rendues ainsi disponibles à distance peuvent être, entre autres, des logiciels, de l’espace de stockage et des serveurs.

Le terme infonuagique, créé sur le modèle d’infogérance (formé d’informatique et de gérance), à partir des mots informatique et nuagique (synonyme peu fréquent de nuageux), de même que les termes informatique intranuage et informatique nuagière, ont été proposés, en novembre 2009, par l’Office québécois de la langue française comme équivalents français possibles de cloud computing. Infonuagique, tout comme informatique, peut aussi s’utiliser comme adjectif (ex. : les services infonuagiques).
Les mots formés avec le préfixe intra- (signifiant « à l’intérieur de ») s’écrivent sans trait d’union lorsque ce préfixe est suivi d’un mot commençant par une consonne (ex. : intranuage, intrajeu, intracellulaire). L’adjectif intranuage remplace avantageusement « dans le nuage » ou « dans les nuages » que l’on utilise souvent pour désigner le présent concept.
Inspiré de langagier, l’adjectif nuagier, dans informatique nuagière, vient remplacer nuageux, non retenu en raison de son utilisation particulière en météorologie.
En anglais, l’utilisation fréquente de l’ellipse « the cloud » pour parler du cloud computing a sans doute influencé l’emploi en français de nuage informatique pour désigner ce concept (ce terme correspondant plus logiquement à la séquence anglaise computing cloud)

Ça devient nébuleux… Les messieurs de l’Académie française vont avoir plusieurs décennies de débats sur le mot infonuagique pendant que les Français et les Québécois vont utiliser cloud computing.

Le projet Diaspora : un réseau social décentralisé

Il ne faut jamais abonner l’espoir que le logiciel libre parvienne un jour à s’imposer comme l’élément majeur sur le web. En fait foi, le projet Diaspora (lire le billet de ReadWriteWeb France). Le projet Diaspora est un anti Facebook : un réseau social décentralisé. Personnellement, je donne mon appui à ce projet. Lâchez toutes activités et allez lire ce billet et visionnez la video.

Éditique dans les nuages

Google Docs n’est plus seul dans le cyberciel! Et vu la propension du géant de la recherche à tout avaler et à notre tendance à tout lui confier, on est en droit de s’inquiéter d’un tel accaparement consenti de nos données personnelles et d’avoir envie de varier nos nuages.
Voilà donc que Canonical propose — à son tour — la bureautique en ligne. Elle est intégrée à Ubuntu à partir de Lucid Lynx. De plus, il n’est même pas besoin de se connecter (log in) pour s’en servir. On peut ainsi éditer un document existant sur notre ordinateur en cliquant avec le bouton droit sur son nom et en choisissant Ouvrir avec Soho Webservice Word Processor (ou Presentation ou Spreadsheet). Et si on s’enregistre auprès de Soho, alors on peut sauvegarder nos documents en ligne. Ce sera l’idéal pour les netbooks, sur lesquels la suite OpenOffice peut présenter une certaine lourdeur.
Bref, comme ce service n’est pas lié à une société qui carbure aux données personnelles, on peut dormir un peu plus en paix.
Cependant, mon expérience s’est jusqu’ici avérée mitigée. Après avoir ouvert un document situé sur mon laptop, je n’ai rien pu sauvegarder, l’icône qui me permettrait de le faire est resté désactivé. Même chose si je crée un nouveau document à partir du «nuage». Pas moyen de rien sauvegarder. Aussi, je n’ai pas encore trouvé comment je pouvais m’inscrire à ce service pour sauvegarder mes documents en ligne (j’ai pas beaucoup cherché, à vrai dire).
(Dans un autre ordre d’idées, j’éprouve encore des difficultés avec Ubuntu One. J’ai pu y enregistrer mes deux machines Karmic, mais pas celle qui est passée à Lucid, où pourtant Ubuntu One est censé être officiellement mieux intégré.)
Néanmoins, je tenais à propager l’annonce de cette nouvelle application, même si je suis encore un peu dans la brume à son égard.

Ubuntu’s New Office Web Integration
Online Office In Ubuntu With Zoho Webservice