Petit manuel d’autodéfense contre Big Brother 2 : La mobilité

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Dans les années 1990, on trouvait des tablettes, de marque Fujitsu, qui vendait ses Stylistic aux professionnels ayant besoin de travailler debout. Les tablettes étaient onéreuses et il s’agissait en fait de PC portables dotés d’un écran tactile. Un peu plus tard, au début des années 2000, Microsoft a proposé des « Tablet PC », suivie par des PC dont l’écran pouvait pivoter, se replier et faire évoluer le PC en tablette. La tablette n’est donc pas née officiellement en 2010 avec l’iPad de Apple.

Avec le lancement de l’iPad, Apple s’est focalisé autant sur le hardware que le software, et a offert une toute nouvelle expérience pour l’utilisateur, ce que les premières tablettes PC n’offraient pas. Ensuite, le succès s’est bâti sur deux piliers. D’abord, Apple a boosté l’autonomie des iPad. On est passé de portables parfois lourds et encombrants avec deux ou trois heures d’autonomie de la pile, aux tablettes ultra-minces offrant une demi-journée de liberté sans se brancher au réseau électrique. Apple a choisi des écrans de grande qualité (écran Retina). Avec ce choix, c’est tout l’interface homme-machine qui fut bouleversée. Plus fluide, plus réactive et surtout « multitouch ».

La tablette est avant tout un appareil fin et léger. Même si vous avez un Ultra-Book, une tablette, c’est une demi-journée sur la batterie en usage normal, ce que peu de portables peuvent assurer. Ce qui fait de la tablette un atout en voyage. Elle s’allume tout de suite, ne s’éteint jamais et se contente d’une veille. Elle est toujours disponible dans la seconde. De plus, elle se connecte à une tv. On peut emporter ses films en vacance et les visionner sur un grand écran.

La tablette est bien adapté pour surfer sur Internet. Mais qu’en est-il pour le travail de bureautique? Tapoter un texte sur l’écran tactile de sa tablette n’est pas aussi agréable qu’au clavier. Les constructeurs de tablettes ont commencé à corriger la situation. Le Transformer Pad d’Asus, le Yoga de Lenovo et autres offrent un clavier portatif. Ces « hybrides » sont probablement le coup fatal pour le PC portable!

On l’a vu, la tablette sait en faire beaucoup, et a pas mal empiété sur les terres du PC, mais elle n’arrive pas « encore » à s’affranchir de l’ordinateur. À moins bien sûr d’avoir des besoins très modestes. Il manque encore deux éléments important : le stockage et la puissance. Avec une mémoire interne de 128 Go pour les modèles les plus cher (16 Go pour les moins chers), on est loin de pouvoir tout y faire. Idéalement, on stockera ses fichiers volumineux sur un PC ou un NAS. Si les différents « stores » proposent des outils capables de faire des tâches lourdes, les exécuter sur une tablette d’aujourd’hui relève encore du fantasme. Car monter un vidéo Full HD sur une tablette, c’est comme écrire un livre sur un « smartphone »!

Le « cloud », c’est l’autre versant de la guerre bureautique du moment. Chaque grand nom à son « cloud » à lui (Microsoft a Skydrive, Apple a iCloud et Google exploite Drive). Chaque constructeur fait des ponts avec le cloud. On travaille sur son PC, on sauvegarde en ligne, et on continue à accéder à ses ressources de n’importe où via sa tablette, son smartphone ou un poste de travail avec un navigateur web.

La tablette a déjà tué la liseuse et le Netbook, à usage similaire, la tablette a surclassé son prédécesseur sur tous les points. Mais elle n’a pas encore remplacé le PC. Le PC reste bien campé dans son rôle de serveur, de machine à tout faire dès que le travail demande des Giga-Hertz. La chasse est ouverte, les fabricants de tablette vont tout faire pour combler l’écart au niveau du stockage et de la puissance. C’est une question de temps.

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