Bitcoin: monnaie ou arnaque?

bitcoinDepuis quelques temps, on parle beaucoup du Bitcoin. Cette nouvelle monnaie est arrivée au moment de la crise financière mondiale et l’utilisation du Logiciel Libre (le code source est libre, ça ne peut pas être une arnaque sinon ça se verrait) a suffit à convaincre pas mal de geek de l’utiliser. Ces gens techniquement compétents, servent de garantie à des nouveaux acheteurs qui les prennent comme exemple pour défendre le Bitcoin et amener d’autres acheteurs, et ainsi de suite. Puis le Bitcoin est devenu une vraie monnaie d’échange pour certains sites qui ont pignons sur rue, donnant encore plus de crédit. La boucle est bouclée, le Bitcoin est devenue une vraie monnaie.

La semaine dernière, à Montréal, on annonçait l’installation d’un premier guichet automatique pour l’achat du Bitcoin. À la suite de cette annonce, l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’organisme de réglementation et d’encadrement du secteur financier du Québec, a invité les Québécois à la prudence. L’AMF a rappellée que les transactions impliquant les Bitcoins ne sont pas couvertes par le Fonds d’indemnisation des services financiers ni par le Fonds d’assurance-dépôts. Ceci implique que les utilisateurs du Bitcoin pourraient s’exposer à des pertes, qui ne sont pas couvertes par ces deux régimes. Les dépôts en Bitcoin ne sont donc pas assurés.

Le principe de précaution dit qu’en cas de risque ou d’absence de certitude absolue, on se doit d’être prudent. Le Bitcoin a l’apparence d’une chaîne de Ponzi. La chaîne de Ponzi est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. Si l’escroquerie n’est pas découverte, elle apparaît au grand jour le jour où elle s’écroule, c’est-à-dire quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir les rémunérations des premiers clients. Les 1000 plus riches possesseurs de Bitcoins possèdent déjà 16% de la totalité des Bitcoins. On peut finalement dire que le créateur du Bitcoin a permit un vrai darwinisme numérique en exploitant la cupidité des naïfs !

Un autre argument utilisé en faveur du Bitcoin est qu’il n’est pas contrôlé par des banques ou des États. Or le Bitcoin est voué à une spirale inflationniste qui est totalement incontrôlée. Sa valeur fluctue selon le marché et son risque est équivalent à jouer à la bourse. C’est donc un produit financier de spéculation et non un outil fiable d’épargne. Au moment d’écrire ces lignes, deux plateformes boursières de Bitcoin ont gelées les retraits de la monnaie virtuelle.

5 commentaires

  1. Ça ressemble beaucoup aux différentes monnaies Troc qu’il y a eu il y a quelques années. Au début, ça marche fort, puis les gens commencent à être inquiet et demandent 75 % virtuel et 25 % réel, puis 50-50 et, enfin, les gens restent pris avec leur monnaie virtuelle dévaluée, car personne n’en veut.

    Une monnaie d’état a l’avantage d’être supportée par une banque centrale qui investit plus ou moins pour la supporter. Dans le pire des cas comme au Brésil et en Argentine, les gens ont perdu beaucoup, mais pas tout.

  2. Je crois que n’importe laquelle monnaie devrait être adossée à une valeur tangible et physique, tel l’or ou tout autre métal précieux présent en quantité limitée sur la planète, comme les monnaies nationales avant 1972, et non uniquement sur la confiance des utilisateurs. J’ai la certitude que notre système financier actuel ne fonctionne plus pour l’ensemble de la population et qu’à très brève échéance, seuls les super riches vont pouvoir se procurer les nésessités de base. Les raisons sont multiples: surendettement en même temps des consommateurs et des gouvernements, la surpopulation et les ressources de plus en plus limitées de la planète, les mauvaises récoltes possibles dus aux changements climatiques, et l’avidité de la majorité des gens riches comme pauvres, qui veulent imiter les gens riches et célèbres. Mais je ne connais pas de solutions rapides, à part l’économie sociale: les coopératives, etc…, et l’entr’aide.

  3. Ottawa s’intéresse aux bitcoins
    La mesure est plutôt discrète, mais elle se trouve bel et bien dans le document présentant le budget fédéral de 2014. Le gouvernement va « prendre des mesures réglementaires visant les monnaies virtuelles et le financement des activités terroristes et de blanchiment d’argent tirées des activités frauduleuses ». Sans la nommer expressément, la cryptomonnaie bitcoin est probablement celle qui est la plus visée.

    Lire la suite sur le site de Radio-Canada…

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