Les clés USB sous Linux

Clé USBDans une série d’articles, nous allons traiter des clés USB (Universal Serial Bus) et plus spécifiquement de leurs utilisations avec une distribution GNU/Linux. Dans ce premier article, nous allons décrire ce qu’est une clé USB.

Dans d’autres articles, à venir, nous allons traiter :

  • de la création d’une clé LiveUSB en remplacement d’un LiveCD (la traduction CD autonome a été proposée par le projet Debian), cela va nous permettre de tester et d’installer une distribution à partir de la clé USB;
  • de procéder à l’installation d’une distribution GNU/Linux sur une clé USB et de s’en servir comme si elle était installée sur un disque dur;
  • de l’installation en mode LiveUSB de plusieurs distributions sur une même clé USB et de les amorcer avec Grub2;
  • dans un dernier article nous allons vous présenter une PAM+USB, c’est à dire d’un système d’autentification matérielle renforcée sous la forme d’un module PAM (Pluggable Authentication Modules).

Qu’est-ce une clé USB ?

Une clé USB (en anglais USB key) est un petit média amovible qui se branche sur le port USB d’un ordinateur. Une clé USB contient une mémoire flash. Ne possédant aucun élément mécanique, elle est très résistante aux chocs. Les clés USB sont alimentées par le port USB sur lequel elles sont branchées. Elles sont insensibles à la poussière et aux rayures, contrairement aux disquettes, aux CD ou aux DVD, ce qui est un avantage au niveau de la fiabilité. Les clés USB sont supporté par Linux à partir du noyau 2.4.

Suspendue à un porte-clés ou au fond d’une poche, la clé USB est utilisée par de nombreux utilisateurs pour transporter des données. Un succès que l’on doit en partie à sa simplicité d’emploi. Il suffit en effet de la brancher sur la prise USB d’un ordinateur. Elle est instantanément reconnue par celui-ci comme un disque dur amovible. Le transfert des données devient alors un jeu d’enfant : par un simple glisser-déposer, les fichiers passent du disque dur à la clé et inversement. L’opération est renouvelable à volonté, et ne nécessite aucun logiciel spécifique.

Pour éviter les problèmes, mieux vaut toutefois, avant de débrancher la clé de la démonter : un clic-droit sur l’icône symbolisant la clé sur le bureau et dans le menu contextuel cliquez sur Éjecter. Vous pouvez ensuite la retirer sans risques de pertes de vos données.

La clé USB s’impose comme la vraie remplaçante de la disquette et du CD-ROM. Alors que la disquette, limitée à 1,4 Mo, ne pouvait accueillir que des documents bureautiques, la clé USB, même d’entrée de gamme, peut transporter des vidéos, des photos, etc. On trouve sur le marché, actuellement des clés d’une capacité de 1 à 64 Go.

Une clé USB embarque dans une coque plastifiée un connecteur USB et de la mémoire flash, une mémoire à semi-conducteurs, non volatile et ré-inscriptible, c’est-à-dire une mémoire possédant les caractéristiques d’une mémoire vive mais dont les données ne se volatilisent pas lors d’une mise hors tension.

Ainsi une clé USB est capable de stocker jusqu’à plusieurs gigaoctets de données, tout en étant capable de conserver les données lorsque l’alimentation électrique est coupée, c’est-à-dire lorsque la clé est débranchée.

Format U3 ou Smart Drive des clés USB

Certaines clés USB sont équipées du format logiciel U3 créé à l’initiative d’un groupement de fabricants de clés dont les sociétés SanDisk et M-Systems: le branchement de la clé fait apparaître, sous Windows, un périphérique de stockage en lecture-écriture, qui apparaît comme un disque dur, et un périphérique en lecture seule, qui apparaît comme un périphérique optique CD-ROM. Ces clés U3 contiennent un processeur cryptographique intégré (nous allons voir dans un article subséquent comment obtenir le même résultat dans Linux). Pour une utilisation avec une distribution GNU/Linux nous vous conseillons de ne pas acheter des clés USB avec la technologie U3. Elles ne sont pas compatibles avec d’autres systèmes tels que Linux ou Mac Os. Sur ces systèmes ainsi que sur certains appareils, tels que les kiosques permettant d’imprimer des photographies numériques, elles peuvent ne pas être reconnues correctement et il n’est pas toujours possible de les utiliser comme des clés USB standard. Leur comportement sur des systèmes non supportés est toutefois variable. L’espace qui contient une simulation d’un CD-ROM et qui sert à installer des logiciels sous Windows n’est d’aucune utilité dans Linux. D’ailleurs, si vous visualiser votre clé USB avec l’outil de partitionnement GParted vous allez retrouvé un espace utilisé même après avoir procédé à la destruction des partitions et reformaté la clé. De plus, ces clés sont plus dispendieuse à l’achat : vous devez payer pour les logiciels installés. Je viens d’acheter une clé standard SanDisk Cruzer USB 2.0 Flash Drive de 8 Go pour aussi peu que 29,99$

Vers l’informatique hyper-transportable

Les cartes mères récentes permettent d’amorcer (booter) un système d’exploitation sur des clés USB. Il est désormais possible de démarrer un Clé USBsystème d’exploitation à partir d’une simple clé USB! Et même avec les anciens ordinateurs dont le BIOS ne permet pas l’amorçage à partir d’une clé USB (nous allons vous montrer comme le faire dans un prochain article). Pratique pour les utilisateurs souhaitant disposer de leur environnement de travail où qu’ils soient ou pour amorcer et dépanner un système en cas de plantage.

Avec les capacités actuelles des médias USB (clé ou disque dur externes), on pourrait envisager une informatique hyper-transportable, un ordinateur au fond de sa poche. Il suffit de trouver du courant et un ordinateur hôte pour exécuter sa distribution GNU/Linux préférée. La sauvegarde des données peut se faire sur la clé ou dans le Cloud (lire un précédent billet). Vous pourriez même faire fonctionner votre système d’exploitation GNU/Linux sur un ordinateur qui n’a pas de disque dur. Évidemment, nous allons vous montrer comment procéder dans un autre article.

5 Comments

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