Journée mondiale contre la gestion des droits numériques

Une Journée mondiale contre la gestion des droits numériques (en anglais, DRM, Digital Rights Management) aura lieu le 4 mai prochain. Une initiative de la Free Software Foundation, de l’Electronic Frontier Foundation et de l’Open Rights Group.

Si dans la vie de tous les jours, vous pouvez acheter un livre, le lire, puis le prêter à un ami pour qu’il le lise à son tour et finalement le revendre pour pas cher à une librairie de livres usagés pour qu’elle le remette en circulation afin que d’autres puissent en profiter, dans le monde numérique, une telle circulation des oeuvres est interdite.

Vous payez pour un titre (livre, film, chanson), et c’est tout juste si vous avez le droit de le transférer sur une autre machine (CD, baladeur, autre ordinateur), et ce, en un nombre très restreint, quand ce n’est pas du tout (à la différence de ce que propose Ubuntu One Music Store). Si vous transférez votre livre numérique sur le Kindle de votre copain pour qu’il le lise, vous enfreignez la loi. Et la loi s’incarne dans les DRM attachés à l’oeuvre. Les DRM, c’est la loi en application. Pas besoin de tribunal, de juge, d’acte d’accusation, de défense, et tout ce qui normalement vous protège contre les erreurs, les abus. Le DRM, ce sont des tribunaux numériques qui vous jugent et appliquent la sentence sans appel. Vous avez dit inquisition?

C’est l’exemple parfait pour démontrer la nécessité de la licence libre, telle que mise au point par Richard Stallman. Quand on parle de liberté numérique, les DRM viennent tout de suite à l’esprit pour expliquer a contrario ce qu’elle signifie. Les DRM enchainent les citoyens à leur rôle de consommateur passif et payeur.

Les DRM tuent la création. Toute oeuvre dérive de celles qui l’ont précédée. Toute idée doit à toutes les autres idées qui circulent et qui fournissent les fils grâce auxquels vous tissez la vôtre. La propriété intellectuelle est une fraude massive. Propriété intellectuelle, brevets, DRM, durée du copyright abusive, tout cela sert à engraisser les multinationales du divertissement. Laissons-les faire, et bientôt, il n’y aura plus de fair use, de domaine public, de liberté de créer.

Le 4 mai, Journée contre la gestion des droits numériques…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*